GEOPOLITIQUE DE L'IRAN / NAISSANCE, EMPIRE, EXPANSION ET DÉCLIN
Après la destruction de l'Assyrie et le pillage de sa capitale Ninive en 612 av. J. C. , Babylone, l'un des vainqueurs conserva les basses terres de Mésopotamie, tandis que la région montagneuse à l'ouest de la rivière Halys était incorporée au royaume des Mèdes,
ses alliés. En 550 av. J.-C. , Cyrus, alors prince de Perse, se rebella, vainquit le roi mède Astyage et unifia Mèdes et Perse pour faire de l'Iran la puissance dominante de l'Asie et du Proche-Orient. À travers cette analyse ont parle des empires de la Perse de 550 av. J.-C. à 637 apr. J.-C. Son empire, agrandi par diverses compagnes militaires victorieuses, annexa bientôt la Lycie, la Lydie, les établissement gréco ioniens d'Asie Mineure, Babylone et l'Afghanistan. Peu après la mort de Cyrus, alors qu'un de ses fils, Smerdis , avait le pouvoir en Iran, l'autre, Cambyse, vainquit le dernier pharaon égyptien Psammétique III à Péluse en 525 av. J.-C. Plus tard, les frères entamèrent une querelle à l'issue fatale, et un usurpateur s'empara du trône. Mais un de leurs cousins, Darius, prit la tête d'une conjuration afin de restaurer la lignée achéménide. La religion essentiellement ethnique des Iraniens, le zoroastrisme, ne cherchait pas les conversions, en sorte que cette tolérance, aussi bien envers le judaïsme qu'envers les différents formes des polythéismes grec, babylonien et égyptien, encouragea donc la fidélité du roi. Cette force devait bientôt être mise à l'épreuve. Les entreprises militaires de Darius furent bien moins heureuses que ses réformés administratifs. Il fut repoussé par les Scythes d'Ukraine en 513 av. J.-C. , et ses tentatives, pour punir Athènes et l'Érétrie d'avoir accordé leur appui aux Ioniens rebelles , le conduisirent à une rude défaite à Marathon, en 490 av. J.-C. Une invasion massive de la Grèce par son fils Xerxès fut partiellement contenue, sur mer à Salamine en 480 av. J.-C et sur terre à Platées, l'année suivante. La Perse elle-même resta improbable pour les Grecs pendant près d'un siècle encore. Sa faiblesse se révéla quand Cyrus le jeune , vice-roi iranien, à l'ouest, recruta une force de mercenaires grecs, les DIX MILLE, pour se soulever contre son frère, l'empereur Artaxerxés II en 401 av. J.-C . Les connaissances acquises lors de l'attaque de la Babylonie préparèrent le chemin aux assauts postérieurs, dévastateurs, Alexandre de Macédoine. La destruction de celle-ci de l'armée perse, à Gaugaméle en 331 av. J.-C, provoqua la fin du régime achéménide. Après le démembrement de l'empire d'Alexandre, l'Iran fit partie du royaume séleucide jusqu'en 247 av. J. -C à l'exception d'une dynastie locale qui apparut en Perside. Cette année là, Ptolémée III d'Égypte envahit la Syrie et proclama sa souveraineté à l'est jusqu'en Bactriane. Les nomades parthes des frontières nord prirent avantage de ce bouleversement pour arracher tout le territoire de la Parthie et de l'Hyrcanie à la domination séleucides rétablis, notamment d'Antiochos III le Grand, pour supprimer en 208 av. J.-C. Les Parthes et les Gréco Bactriens, eurent un effet peu durable, et finalement, en 141 av. J.-C. Mithridate premier, roi des Parthes, renversa la situation et entra dans Séleucie. Dix ans plus tard, la situation aux frontières orientales " Yué-tchi", ou Tochariens, repoussés par les Huns, se heurtèrent aux Scythes au-delà du fleuve Laxarte. Ces derniers détruisirent ensuite le royaume gréco bactrien dans leur avance au sud vers le Pendjab. Les Tochariens avancèrent plus lentement par le nord de l'Afghanistan, balayant, les avant-postes helléniques qui restaient encore. La brève période de domination indo- parthe à Taxila, la grande cité commerçante du nord de l'Inde, s'acheva en 60 apr. J.-C. , avec l'ascension du puissant Empire Kouchan des Tochariens . À l'ouest, les Parthes limitrophes marchèrent bientôt contre Rome, sur l'Euphrate. Mais les invasions des légions, ailleurs presque invincibles, échouèrent, car la Parthe était l'unique grand État en mesure de résister à la puissance de Rome. En 53 av. J. -C. , l'armée de Crassus fut anéantie à Carrthes par la cavalerie relativement modeste d'un grand général local parthe. En 36 av. J.-C. , Marc Antoine conduisit une puissante armée d'Arménie en Azerbaïdjan ( Atropa Tène ), mais il se trouva bientôt en difficulté et put tout juste dégager les survivants de son armée. Auguste, cherchant à établir de meilleurs relations, accepta de reconnaître l'Euphrate comme limes, et les empereurs , après lui, limitèrent leurs interventions à des intrigues dynastiques. Ce n'est qu'en 114 apr. J. -C. que Trajan, exploitant un moment de faiblesse parthe, annexa officiellement l'Arménie comme province romaine. Il avança ensuite le long de l'Euphrate et du Tigre pour prendre Séleucide et atteindre le Golfe Persique. En 165 apr. J.-C. , le général Avidius Cassius pilla à nouveau Séleucie et Ctésiphon, avant d'être contraint à la retraite à la suite d'une épidémie de variole. L'exploit fut réitéré par Septime Sévère en 198 apr. J.-C. , mais de telles incursions n'avaient qu'un effet de courte durée. La vraie menace était intérieure, et éclata vers 224 , lorsque " Ardachir", fils de Pabag, prince de Perse et fondateur de la dynastie sassanide, battit son suzerain parthe, Artaban V (Ardavan ), à Hormizdagan, au nord d'Ispahan. Le nouveau roi restaura la féodalité parthe avec une administration hautement centralisée et réorganisa les royaumes vassaux ( Charcéne- Elymaide, etc.) en provinces, gouvernées chacune par un prince sassanide. Il écarta l'Etat kouchan à l'est. Son fils, Chapour premier , repoussa les frontières asiatiques jusqu'à Tachkent et Pechavar. Aussitôt après son accession au pouvoir en 224, Chapour repoussa une invasion du Romain Gordien III, près de Misikhé sur l'Euphrate, rebaptisant l'endroit de manière grandiloquente, Pérôz Chapour ( Chapour est victorieux ). En 253, il est vainqueur, en 259, de l'empereur romain Valérien , qu'il captura à Edesse. Annexant Oman sur les rives arables du Golfe, il assit fermement l'Iran sassanide comme la plus forte puissance de la fin de l'antiquité, avec une bureaucratie compliquée et efficace , une puissance religion d'État , le zoroastrisme et une forte tradition artisanale, notamment dans le tissage de la soie, alors importée largement de Chine. L'apogée de la puissance sassanide et de sa prospérité se place sous Xosro premier Anochirvan ( 531- 579 ), lorsqu'il envahit la Syrie, prit Antioche, et déporta ses fameux ouvriers métallurgistes dans son propre pays. Mais son fils, Xorso II Parviz ( 590- 628 ), fut victime de son ambition. Envahissant l'Empire byzantin, prenant Jérusalem, dévastant l'Anatolie et l'Égypte, il fut forcé, alors qu'il campait sur le Bosphore devant Constantinople, de faire retraite quand l'empereur de Byzance Héraclius déborda ses flancs et mis à sec sa présidence favorite de Dastgird. La paix vint trop tard pour les deux empires, qui furent rapidement victimes des forces naissantes de ( l'Islam ) . À Dhou Qar vers 611, à la ( bataille des Chaînes ) et à Oullais sur le bord de l'Euphrate ( 633) , mais l'action décisive se déroula à ( Al-Qadisia en 637 ), quand ils écrasèrent l'armée Perse définitivement et s'emparèrent de la capitale, s'enfuit dans le Zagros, mais de nouvelles victoires musulmanes à ( Jaloula en 637 et Néhavend en 642 ) ouvrirent la route du grand plateau iranien. En l'espace de quatre- années, les armées musulmans atteignent l'Oxus, et l'Iran devint une partie du monde musulman.
Au début du VII siècle, l'empire sassanide, rendu exsangue par les guerres, de plus en plus désorganisé, en proie à d'incessantes rivalités politiques, allait affronter une tempête venue des sables d'Arabie. Depuis cette défaite, les iraniens n'ont jamais oublié leur passé. Au fil des siècle ils choisissent une autre religion. Le chiisme afin d anéantir les sources de la révélation Divine et la Sunna en particulier.
MOHAMMED CHERIF BOUHOUYA
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