samedi 7 novembre 2026

 GÉOPOLITIQUE DE L’ÉNERGIE EN AFRIQUE : EXUBÉRANCE ET MALÉDICTION DE LA RENTE


L’Afrique suscite des intérêts croissants de la part de l’étranger depuis plusieurs décennies. Outre sa position stratégique facilitant les échanges avec les pays occidentaux et asiatiques, le manque d’infrastructures des pays d’Afrique a favorisé l’implication des compagnies étrangères dans l’exploitation du pétrole africain. Un eldorado énergétique, l’Afrique est au cœur de nombreux enjeux économiques, géopolitiques et géostratégiques. Les ingérences sont colossaux et le continent demeure une poudrière des conflits filandreux. 


Toutefois, au fil de l’histoire, l’énergie est toujours une cause directe des dynamiques conflictuelles préexistantes sur le continent. Tandis que la Russie perd son levier de pression sur l’Europe et souhaite désormais vendre son pétrole et son gaz en Asie, que l’Europe se tourne vers d’autres partenaires dans l’attente d’assurer son indépendance énergétique, et que le Moyen-Orient s’affranchit de la tutelle américaine, les États-Unis s’activent pour façonner un nouveau système énergétique mondial à leur avantage " Venezuela, monarchies du Golfe et l'Iran". La transition énergétique en cours va inévitablement bouleverser les équilibres géopolitiques mondiaux, à travers le retour en grâce du nucléaire ou le développement massif de l’hydrogène pour se substituer aux énergies fossiles.

L’AFRIQUE / UN LEVIER ÉNERGÉTIQUE ET UN PIVOT STRATÉGIQUE

L’Afrique est un continent riche en ressources énergétiques, aussi bien non renouvelables ( pétrole, gaz, uranium, charbon, etc. ..) que renouvelables ( biomasse, énergies hydroélectrique, solaire, éolienne). D’après les données publiées par « Statistical Review of World Energy » la production pétrolière de l’Afrique a atteint 344,7 millions de tonnes, soit 8,2% de l’offre mondiale et un taux de croissance annuel de 4,5%. La production africaine de gaz naturel s’élevait quant à elle à 257,5 milliards de mètres cubes en 2021, soit 6,4% de l’offre mondiale pour un taux de croissance annuel de 11,7%. Le continent abrite de grands pays producteurs de pétrole et de gaz tels l’Angola, la Libye, le Nigéria, et l’Algérie. Les réserves pétrolières africaines prouvées sont passées de 75 milliards de barils en 1997 à 125, 3 milliards en 2021. Le potentiel énergétique du continent est d’autant plus important qu’il est sous-exploité. Le golfe de Guinée, en particulier, contiendrait encore de vastes réserves intactes de brut léger restant à être trouvées. Ces dernières années, de nouveaux gisements ont été découverts ou mis en production, y compris dans des pays où la production d’hydrocarbures était jusqu’alors surannées, grâce aux progrès réalisés dans la production et l’exploration en offshore profond et ultra profond. Au Mozambique, des gisements de gaz naturel sont très dédaigneux ainsi qu’au sud du Sahara estimée à 5000 milliards de mètres cubes dans la province du Cabo Delgado en 2010. Cette province a vu naître plusieurs projets dont le champ gazier de Coral Sul, exploité par un consortium mené par la société pétrolière italienne ENI. Première installation flottante de gaz naturel liquéfié ( GNL) opérant en eaux ultra profondes en Afrique, elle peut produire 3,4 millions de tonnes de GNL par an. Avec ce projet, le Mozambique ambitionne à terme de rentrer dans le club fermé des principaux exportateurs de GNL dans le monde. Le continent suscite donc des intérêts croissants de la part de l’étranger depuis plusieurs décennies. Outre sa position stratégique facilitant les échanges avec les pays occidentaux et asiatiques, les producteurs africains ayant des capacités matérielles et techniques limitées, ils tendent à céder aux investisseurs étrangers un contrôle plus large de leurs ressources pétrolières. Ainsi, le continent offre des perspectives séduisantes pour les investisseurs extérieurs, en vertu d’un coûts/ressources exploitables plus alléchant. L’impératif de diversification et de sécurisation des approvisionnements énergétiques a en outre poussé de plus en plus des pays dont les États-Unis, la Chine, le Japon, la Turquie, l’Inde et les membres de l’Union européenne à se tourner vers l’Afrique, mais à quel prix? Entre 2010 et 2015, les investissements chinois dans le secteur énergétique ont représenté 13 milliards de dollars des investissements totaux dans ce secteur dans la région. Les réserves d’uraniums du continent qui abrite trois des dix plus grands détenteurs mondiaux de ressources en uranium ( Namibie, Niger, Afrique du Sud, suscitent un intérêt extérieur croissant. De même, le conflit Ukrainien , et 
venu rebattre les cartes de la géopolitique de l’énergie, en rappelant notamment aux Européens la nécessité de réduire leur dépendance aux hydrocarbures russes. Les pays les plus dépendants se braquent actuellement davantage vers les pays exportateurs africains comme l’Algérie, le Nigéria, la Libye, l’Angola, et le Mozambique. L’Italie, dont 45% du gaz importé proviennent de Russie, a signé en 2022, des accords avec l’Algérie, l’Angola, et le Congo. En conséquence, les majors internationales en collaboration avec les compagnies pétrolières nationales restent les principaux acteurs de production en Afrique, couvrant prés de 75% de la production d’hydrocarbures du continent depuis une décennie. Sachant qu'actuellement, le conflit énergétique connaît son pinacle entre les États-Unis et l'Iran au détroits d'Ormuz. Ce qui a secoué la stabilité des pays de l'Union Européenne avec des manifestations monstres est des horizons sombres.  

UNE MANNE POUR LES DIRIGEANTS ET UNE MALÉDICTION POUR LES PEUPLES

Les peules en Afrique, ne profite pas de ses propres ressources, bien qu’abondantes. Alors que les populations Subsahariennes constituent environ 17% de la population mondiale, elles ne consomment que 3,4% de l’énergie primaire mondiale. La part de l’Afrique dans la consommation mondiale de combustibles fossiles est inférieure à sa part dans la production, soit environ 4% et 8% selon les combustibles. En outre, la majorité des populations restent dépendante de la biomasse traditionnelle pour accéder à l’énergie de base et n’a pas accès aux sources modernes d’énergies telles que le butane et l’électricité. 25 des 54 pays d’Afrique se trouvaient en situation de crise énergétique en 2025 et le taux d’accès à l’électricité en 2026, n’était que de 47%, chiffre recouvrant de nombreux pays du continent font face à des factures très élevées, des coupures régulières ou des vols d’énergies. Le cas du Nigéria est emblématique, premier pays africain en termes d’économie et de population  (220 millions H), il connaît toutefois de vastes pannes de courant, en raison d’infrastructures obsolètes et d’une corruption endémique touchant de nombreux secteurs du pays. Bien que premier producteur de pétrole en Afrique, le pays importe plus de 90% de son carburant en raison de capacités de raffinage insuffisante, causant des difficultés fréquentes d’approvisionnements. Le cas nigérien illustre bien le phénomène bien connu de la malédiction des ressources, selon lequel les revenus importants générés par l’exportation pétrolière ne produisent pas pour autant de développement économique. La majorité des pays africains exportateurs de pétrole sont souvent condamnés à la mono- production d’exportation, avec des ventes de pétrole représentant plus de 90% des recettes totales d’exportations. Quand la rente pétrolière n’est pas détournée par les acteurs corrompus, Nigéria, Niger, Libye, l'Angola, Nubie,  elle est souvent utilisées pour des dépenses improductives ou la mise en place de tarifs sociaux très coûteux. Afin de maintenir des prix à la pompe artificiellement bas, l’État nigérien subventionne le carburant depuis les années 1970. Malgré le coût exorbitant de ces systèmes de subventions pour certains États, ils leur permettent d’assurer un semblant de paix sociale, dans des sociétés marquées par de fortes inégalités socio-économiques. Cela étant, les consommateurs restent exposés à la volatilité des prix du pétrole, ce qui croit la fragilité des économies pétrolières sur le moyen ou le long terme. En août 2025, le Nigéria a perdu sa place de premier producteur pétrolier au profit de l’Angola, en raison de sabotages et de vols de pétrole brut. Ses exportations de pétrole et de condensats sont principalement destinées à l’Inde ( 30%) et à l’Europe, qui représente prés de 50% du total  Espagne 16%; Pays-Bas 14%; France 9%, alors que les États-Unis et les autres pays africains comptent pour 14% chacun. Le flux de gaz naturel suivent un peu les mêmes chemins : Inde 15%, Europe 45%, dont 15% pour l’Espagne et 13% pour la France, la part de l’Asie étant toutefois plus grande 25% hors l'Inde, celle de l’Afrique plus réduite 4% et celle des États-Unis totalement absente. Ces différences s’expliquent largement par les modes de transport utilisés, le Nigéria exportant son gaz naturel principalement sous forme de GNL en raison de contraintes liées à l’exportation par conduites vers les pays voisins, et l’unique gazoduc existant étant le West African. gas pipeline ( WAGP), traversant le Bénin, le Togo, le Niger et le Ghana. Pour y parvenir, le Nigéria a des projets ambitieux : construire deux gazoducs vers l’Afrique du Nord. Le premier longerait la côte du continent et devrait transporter du gaz jusqu’au Maroc tout en connectant 14 pays de la zone entre eux. Si l’accord de principe a été signé en 2016, ce n’est qu’en décembre 2024 mémorandum d’entrer pour la construction de ce gazoduc ont été signés à Rabat entre, d’une part, le Maroc et le Nigéria et, d’autre part, entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ( CEDEAO) et sept pays de la zone en leur nom propre, la décision finale d’investissement devant être prise en début de l’année 2023. Le gazoduc Nigéria -Maroc  (NMGP), long de 6000 km, à la fois offshore et onshore, qui prend appui sur l’actuel West-African gas pipeline ( WAGP), permettrait d’acheminer annuellement plus de 5000 milliards de mètres cubes de gaz naturel jusqu’au Maroc puis, via la connexion avec le gazoduc Maghreb Europe ( GME), jusqu’au réseau gazier européen. Le second gazoduc, porté dés les années 1980 par l’Algérie, qui y a toujours vu un moyen de renforcer son rôle central dans l’approvisionnement en gaz de l’Europe, est uniquement terrestre. Long de 4128 km, le Trans-Sahara gaz pipeline ( TSGP), appelé également Nigal ( des initiales du Nigéria et de l’Algérie), devrait relier les gisements du Delta du Niger aux installations gazières de Hasi-R’mel ( Algérie). Ce gazoduc a été relancé depuis la crise énergétique européenne par un mémorandum d’entente signé en juillet 2022 entre le Nigéria, le Niger et l’Algérie. Deux obstacles subsistent cependant : le financement et, surtout, le risque sécuritaire. En effet, le TSGP devrait traverser des zones infectées par des groupes armés.

L’ALGÉRIE AU CŒUR DES DÉFIS


Bien que le pays avait des ambitions communes avec le Nigéria, sa situation diffère. Certes, il est le premier producteur de gaz de l’Afrique et le quatrième producteur de pétrole et de condensats, derrière le Nigéria, la Libye et l’Angola. Toutefois, son pétrole, et surtout son gaz, occupent une place plastronneur dans les relations géopolitiques et économiques méditerranéennes nord sud. Avant la guerre en Ukraine, l’Algérie était le troisième fournisseur à la fois de pétrole et de gaz en Europe, après la Russie et la Norvège. Les principaux pays importateurs de pétrole sont , la Grèce, les Pays-Bas et le Royaume-Unis; et pour le gaz, l’Italie, l’Espagne et la France. Il est donc logique qu’en 2025, les Européens se soient tournés vers l’Algérie comme vers la Norvège. Alger a ainsi vu défiler de nombreux chefs d’États européen. Le gazoduc le plus important et le plus ancien est le TransMed, qui permet l’exploitation de gaz vers l’Italie via la Tunisie. Long de 2500 km, il est l’un des premiers grands gazoducs sous-marins du monde. Agrandi et modernisé entre 1991-1997, il part d’Hassi-R’Mel, traverse la Sicile puis remonte la totalité de la péninsule italienne, pour finalement rejoindre le réseau italien préexistant à Minerbio, prés de Bologne. En contrepartie de la traversée de son territoire et de l’entretien qu’elle assure sur sa section, la Tunisie reçoit environ 6% du gaz transporté. En outre, depuis janvier 2023, ce même gazoduc fournit du gaz naturel à la Slovénie. Mis en activité dés 1996, le GME, qui apporte du gaz à l’Espagne ( Cordoue) en transitant par le Maroc et le détroit de Gibraltar, a en revanche cessé ses livraisons depuis 2021 en raison du conflit de l’Algérie avec le Maroc sur le Sahara occidental. Mais ce gazoduc sert depuis 2022 à acheminer de l’Espagne vers le Maroc du GNL acheté par ce dernier sur les marchés internationaux et regazéifié en Espagne, ce dernier pays disposant de six unités de liquéfaction-regazéification. Le gaz algérien à destination de l’Espagne passe aujourd’hui par le Medgaz, un gazoduc également sous-marin, qui relie les installations algériennes de Béni-Saf au port d’Almeria en Espagne sans transiter par le Maroc. Quant à la France et au Portugal, ils sont approvisionnés en gaz algérien via l’Espagne. L’Algérie exporte aussi du gaz liquéfié. Elle dispose de trois usines de liquéfaction à Arzew, d’une à Skikda et de huit méthaniers. L’Usine construite à Arzew fut la première usine au monde de liquéfaction de gaz, plus de 95% de ce GNL sont exportés en Europe, dont principalement en Turquie et en France. Actuellement, l’Algérie exporte la moitié du gaz qu’elle produit et ambitionne de doubler ses exportations en 2025. Pourtant, sa demande domestique ne cesse de grimper et augmente plus vite que la production, ce qui pourrait, à terme, éroder les exportations. Le pays pourrait ainsi risquer de devenir, en 2030, un importateur net. Autre défi, les Marocains et les Israéliens ont commencés les prospections au sein du Sahara occidental en catimini malgré les alertes de l'ONU. considérant ces pratiques comme illégales et scandaleuses. Soutenues par les Etats-Unis, le but principal et d'efflanquer l'Algérie sur le plan pétrolier et gazier à moyen où à long terme et l'atrophiée notamment sur le plan économique international. Sachant que, l'Algérie, après avoir rompue avec les Émiriens celle-ci tisse des liens avec le pseudo maréchal " Haftar" et avec les groupes des AZAWED, pour des attaques militaires sur le territoire Algérien. Les tensions sont explosives dans la région et l'ingérence des Émirats arabe unis avec ces mercenaires Colombiens, Serbes, Sud-africain et africains, risquent d'enflammer les frontières algériennes, que ce soit du côté frontaliers Maliens et Nigériens où, des frontières Libyennes orchestrés par les deux fils du maréchal Haftar, dont il a reçu le premier ministre Nigérien en grande pompe, aprés que l'un de ces fils a effectué une visite officielle chez le monarque Emiriens. Alger aprés avoir acheminer des avions de guerre et de la logistique au Niger afin de la soutenir militairement dans la région,  elle subit ostentatoirement la scélératesse du régime Nigérien ainsi que l'ingérence directe des Emirats arabes Unis, le Maroc et Israël. Face à ces ingérences subversives, l'Algérie reste de marbre à toute agression sur sont territoire, selon le Conseil de sécurité algériens.   
 

L’ÉNERGIE / UN FACTEUR DE CONFLIT CONSTANT EN AFRIQUE

Au sein de plusieurs pays africains, l’accès des populations à l’énergie, sont au cœur de nombreuses mobilisations et des coups États. Le Ghana en 2015, le Cameroun en 2017, et des manifestations monstres au nord-ouest de la Guinée qui ont fait plusieurs morts, à la suite d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. En août dernier, en Afrique du Sud, une grève nationale a eu lieu pour dénoncer les coupures d’électricité, dues à la vétusté des centrales à charbon. Tout le continent, ne peut échapper aux problèmes d’approvisionnement en énergie alimentant ainsi la rupture entre les élites dirigeantes et les populations. Parfois, ces tensions sociales peuvent déboucher sur des violences sécuritaires allant même jusqu'à l’embrassement généralisé. Par ailleurs, la compétition pour l’accès aux ressources énergétiques favorise les conflits interétatiques. A l’intérieur des États, les déficits de gouvernance et faiblesses des structures étatiques exacerbent les luttes de pouvoir pour le contrôle de la rente. Les ressources pétrolières ont ainsi alimenté des conflits internes en Libye, au Soudan et au Tchad avec la bénédiction des puissances occidentales et les ingérences des Émiriens, les Saoudiens et les Qataris. Au Niger, le sentiment de marginalisation des populations de la région pétrolière du Dalta à contribué à l’appariions, entre 2004- 2005, du Mouvement pour l’émancipation du Delta du Niger ( MEND). Multipliant les actions violentes contre l’État Nigérien et les compagnies pétrolières, sabotages d’oléoducs, occupation d’installation, les actions du MEND ont favorisé une chute de pétrole nigérien depuis 2009. Dans le cas de litiges frontaliers entre deux États, la présence des réserves énergétiques ont pu constituer un enjeu, comme dans le conflit entre la Nigéria et le Cameroun; ce qui à permis à des pays producteurs de financer leurs efforts armés comme en Angola, Biafra, le Soudan, la Libye, le Niger et autres. Beaucoup d’autres facteurs, comme l’insécurité, la présence des milices armées, tensions communautaires, et la corruption, sont autant de facteurs pouvant paralyser les investissements potentiels sur le continent. En 2022, le projet de gazoduc transsaharien, reliant sur 4100 km le Nigéria à l’Algérie en passant par le Niger, était en sommeil depuis prés de dix ans, en raison des problèmes sécuritaires dans la région Sahélo saharienne. AQMI, Boko Haram et l’État islamique ce sont implantés sur le passage du gazoduc en Afrique de l’Ouest, au nord du Nigéria. Shell, principal opérateur au Nigéria, a été contraint de se retirer de certaines zones du pays. Des employés d’Areva et de Satom sont enlevés par Al-Qaida dans la ville d’Arlit, au Niger où est extrait l’uranium exploité pour les centrales nucléaires françaises. En 2021, une attaque de l’État islamique contre la ville portuaire de Palma dans le Cbo Delgado a poussé TotalEnegies à suspendre son projet gazier Mozambique LNG du site d’Afungi. Seul le projet offshore d’ENI semble pour l’heure épargné. Paradoxalement, les conflits africains découlent souvent de dynamiques complexes où se mêlent facteurs politique, socio-économiques, culturels et régionaux. Plutôt que le pétrole lui-même, la gestion des ressources s’avère plus déterminante, les problèmes de gouvernance étant aussi à l’origine de nombreux conflits sur le continent.

LA FRANCE SE TOURNE VERS L’ASIE-CENTRALE


On entendra par Asie centrale les quatre républiques turcophones du Kazakhstan, du Kirghiztan, d'Ouzbékistan et du Turkménistan, ainsi de la république persanophone du Tadjikistan. Emmanuel Macron, qui mène un soft power diplomatique au sein de ses pays proche de Poutine, la France s'oriente depuis quelques temps au Kazakhstan. Premier producteur mondial de minerai d'uranium, assurant 42% du total mondial. Dans un contexte marqué par la décarbonation de la production énergétique dans le cadre de la lutte contre le changement climatique et du regain d'intérêt que suscite l'énergie nucléaire, la place de ce pays d'Asie central est stratégique. Pour un pays comme la France, dont 41% de l'énergie totale produite provient du nucléaire, cette importance est d'autant plus forte, surtout que le président Français a annoncé en février 2021 la construction de six nouveaux réacteurs EPR2. La sécurisation des approvisionnements en uranium est dés lors une nécessité afin d'assurer la pérennité des ambitions nationales. Le Kazakhstan est un partenaire privilégié de la France dans ce cadre ci. Selon Euratom, la part de ce pays dans les importations de minerais entre 2005 et 2020 s'élevait à 20,1% du total, suivie de l'Australie 18,7%, du Niger 17, 9% et de l'Ouzbékistan 16,1%. Ajoutons que le Kazakhstan est le deuxième fournisseur de pétrole brut de la France. Astana et Paris sont liés par un partenariat stratégique remontant à 2008, et les relations bilatérales sont très bon nivaux. Ainsi, le président tout juste réélu, a-t-il été reçu à l'Elysée par son son homologue francais fin 2022, notamment pour conforter les activités du groupe francais Orano ( ex-Aerva) au Kazakhstan, où il est présent sous la forme d'une coentreprise, KATCO, avec Kazatomprom. Bien que le système politique local ait été longtemps décrié, les réformes mises en place courant 2022 par Tokaiev rend le pays plus fréquentable aux yeux de certains observateurs. Le Middle Corridor devient ainsi stratégique pour la France si l'évacuation du minerai ne transite plus par la Russie. Le fait qu'un autre pays d'Asie centrale, l'Ouzbékistan, figure aussi parmi les principaux fournisseurs d'uranium de la France ne peut qu'accroître l'importance de cette route médiane. 


Toutefois, l’énergie reste une arme à double tranchant au cœur de nombreux enjeux de pouvoir et d’aspects fondamentaux de l’avenir de l’Afrique. En outre, l’explosion démographique sur le continent rend exponentielle la demande en ressources vitales, si bien que l’incapacité des États à répondre aux besoins croissants de leurs populations sera source de tensions politico sécuritaires irréfragables.

MOHAMMED CHÉRIF BOUHOUYA 

À RETENIR

Trois types d’enjeux relatifs à l’énergie dans un conflit ou un rapport de force peuvent être identifiées.

Premièrement, l’énergie comme cause de conflit ou comme but de guerre, c’est-à-dire que l’action des belligérants vise à prendre le contrôle ou à défendre l’accès à un territoire riche en ressources ou ses voies d’approvisionnement ou d’exportation. Deuxièmement, l’énergie comme arme ou levier, qui peut être de nature physique, géopolitique ou économique. Les infrastructures énergétiques critiques , par exemple des centres de production, de transformations d’énergies ou des réseaux de transport représentent des cibles physiques stratégiques à réduire ou à endommager. Les sanctions à l’encontre d’un État producteur et exportateur d’énergies forment des leviers économiques visant à affaiblir l’adversaire. La diminution ou l’arrêt des exportations d’énergies vers des pays importateurs, dépourvus de ressources sur leurs territoires, constituent un levier géopolitique pour les pays producteurs. Troisièmement, l’énergie comme moyen pour faire la guerre, l’énergie est le socle de toute action et de tout mouvement militaire car un déplacement de troupes par voies terrestres, maritimes ou aérienne nécessite de l’énergie pour la mobilité, et les communications militaires et le travail en état-major nécessitent de l’électricité.






































 

mardi 3 novembre 2026

 GÉOPOLITIQUE DE LA CRISE SOUDANAISE

Arrivés au pouvoir ensemble lors du putsch d'octobre 2021, les deux chefs militaires ont rompu leur alliance au printemps 2023, plongeant le pays dans le chaos d'une guerre qui a pris une tournure régionale, avec le soutien des Émirats arabes unis aux "FSR", soutenue ainsi grâce aux" forces de soutien rapide" de Doglo Hemeti, les Émiriens ont dépêchés des mercenaires Colombiens, Serbes, de l'Afrique du Sud, et de l'Afrique. Les Saoudiens quand à eux sustentent le " FAS". Deux monarchies rivales dans ce conflit dirimant. 


Cette guerre opiniâtre a fait déplacer 11, 9 millions de de la populations en janvier 2026 et aux privations alimentaires de 51, 77 millions d'habitants confrontée à la famine. Il s'agit de la plus grande crise humanitaire en cours dans le monde, avec des conflits concentrés dans le sud-ouest du pays, autour du Darfour et du Kordofan, qui sont aussi les principales zones productrices de gomme arabique. La filière est ainsi impactée par le conflit, qui se traduit par un éboulement de la production et une désorganisation logistique. De 2023 à 2024, la récolte n'a permis d'exporter que 41% du volume annuel habituel, soit 49 000 tonnes, contre 130 000 à 150 000 tonnes, les décennies précédentes. Les combats entre les deux protagonistes dans le ceinture de la gomme menacent l'acheminement de la production vers les marchés mondial et ses principaux importateurs, comme la France et les États-Unis, qui transforment la majeur partie de la gomme brute; vers l'Inde, l'Allemagne et la Chine. La gomme représente environ un sixième des exportations, derrière l'or, le pétrole et les arachides. Cette manne profite à plus de 5 millions d'habitants " soit 10%" de la population soudanaise, principalement au sein de communautés rurales touchées par la pauvreté. C'est cette forte valeur économique qui a fait de la gomme une ressource stratégique derrière l'or dans le conflit. Le contrôle des régions productrices par les " FSR" ( forces de soutien rapide et alliés dont l'armée de libération du Soudan ) leur procurent des revenus notables. Avec le prélèvement de droits de passage et les extorsions obérées sur les transporteurs, contribue au financement de la poursuite du conflit. Ceci peut conduire les grandes entreprises étrangères à se tourner vers le Tchad, bénéficiant d'une manière indirecte de la guerre soudanaise. En revanche, les bases militaires installés au Soudan depuis 2025, comme les Emiriens, la Chine, la Turquie et la Russie, visent cette sève cristallisée issue de l'incision de l'écorce de l'acacia. La gomme arabique est recherchée pour ses propriétés émulsifiantes, qui permettent de lier et de stabiliser les mélanges. Repérable sous la mention ( E414 ), cet additif est utilisé dans de nombreuses branches " confiseries, boissons gazeuses ou alcooliques, industrie pharmaceutique ou cosmétique"  et figure parmi les ingrédients de produits courants, notamment les sodas. Sa production est focalisé en Afrique sahélienne semi-aride, du Sénégal à l'Érythrée, en passant par le Tchad et le Soudan. Khartoum joue ainsi un rôle déterminant sur le marché, fournissant entre 70 et 80% des exportations mondiales de la gomme brute. 


Du moins était- ce le cas avant le déclenchement, en avril 2023, de la guerre civil opposant les forces armées soudanaises ( FAS ) dirigées par al- Burhan aux troupes paramilitaires des Forces de soutien rapide  (FSR ) de Hamdan Dogolo dit Hemeti appuyé par les milices et les mercenaires ! 

MOHAMMED CHÉRIF BOUHOUYA 





lundi 2 novembre 2026

 GÉOPOLITIQUE / LE MOZANBIQUE / ENJEUX ÉNERGÉTIQUES ET ATTAQUES DJIHADISTES 

Le conflit prend une dimension alarmante dans le " Cabo Delgado" en raison de ses riches réserves gazières, évaluées à près de 5000 milliards de mètre cubes. Les plans offshore de gaz naturel liquéfié ( GNL) représentant une manne potentielle de plusieurs dizaines de milliards de dollars. le projet de Total Energies, qui y a inverti 20 milliards de dollars, a pu reprendre en 2026 après sa suspension en 2021, tandis qu'ExxonMobil prépare des investissements à l'horizon 2026-2030. En dehors du gaz, ont trouve d'autres ressources comme l'or, diamant, rubis, émeraude, graphite et titane.  


En 2017, la province de " Cabo Delgado", devient l'épicentre à une insurrection du groupe El-Chabeb, qui vit au rythme des violences aussi de Daech . Durant 2025, les attaques djihadistes se sont multipliées dans le nord-est du Mozambique, aggravant la situation humanitaire. La situation de ce pays, parmi les plus pauvres d'Afrique riche en hydrocarbures, dépend de l'armée rwandaise, et le soutient de l'Union Européenne, la Chine et Américaine pour l'entraînement de l'armée Mozambicaine.  Début septembre de la même année, la ville côtière de "Mocimboa da Pria" a été ciblé massivement. Elle avait été contrôlée par les insurgés en 2021, avant d'être reprise lors d'une offensive des forces progouvernementales. Fin 2025, une vague d'assauts plus au sud avait provoqué l'exode de milliers de personnes, Depuis le début de la rébellion, plus de 7000 civils ont trouvé la mort sans oublié lacération de plusieurs villages. 

UN ÉTAT EN OTAGE ET UN PEUPLE OPPRIMÉ 


Traversé par des fréquentes crises au sein du Front de libération du Mozambique ( FRELIMO ), au pouvoir depuis l'indépendance de 1975. L'élection de " Daniel Chapo" lors des présidentielle d'octobre 2024 a entonné un embrasement populaire provoquant ainsi plus de 200 morts.  La vulnérabilité de l'armée mozambicaine, ne parvenant pas à endiguer les attaques djihadistes,  dés 2021, le régime en place a sollicité l'appui des milices sud-africains " Dyck Advisory", Wagner dans un premier temps, des forces rwandaises dans un second, ces dernières ayant acquis la réputation de " gendarmes de l'Afrique". Leur présence depuis juillet 2021, ont contribué à reconquérir plusieurs villes en mobilisant plus de 4500 soldats rwandais. La communauté de développement d'Afrique australe ( SADC ), l'Union africaine  "UA " et les États-Unis participe grâce à un soutient de renseignements de grande envergure et logistique dans la région. D'autre part, les djihadistes intensifient leurs discours contre le régime, mêlant pauvreté, chômage, inégalité, répression, corruption et discrimination; séduisant ainsi une jeunesse, marginalisée, et réprimée par le régime. Pour les autorités, le GNI donne un souffle économique et un développement majeur, cependant, cette richesse attire les convoitises et alimente les tensions notamment des djihadistes. Les insoumis en ont fait un mire stratégique afin de nuire aux infrastructures, alanguir le régime, tout en repoussant la présence des compagnies étrangères. L'attaque contre la ville de "Palma", qui avait entraîné le retrait de Total Energies, ravive l'ombrage sur la durabilité économique de ces mégaprojets. 


Les populations déplacées par centaines de milliers, victimes de massacres et de destructions, les infrastructures de santé, d'éducation et de transport sont inexistants. Les chancelleries occidentales quittent le pays, signe d'un pays en catastrophes permanentes. Pour la population, les promesses liées aux richesses contrastent avec une réalité faite de misère et de pogroms. 

MOHAMMED CHÉRIF BOUHOUYA 


dimanche 1 novembre 2026

 GÉOPOLITIQUE DE L'AFRIQUE DE L'EST/ UNE CHASSE GARDÉE DES MONARCHIES DU GOLFE

Accotoir stratégique, économique et démographique, l'Afrique de l'Est affriole massivement de capitaux en provenance des monarques du Golfe, afin d'intronisé opiniâtrement leur influence. Entre jeux d'alliances, émulations géopolitiques, et investissements, la région s'est transformée à un laboratoire pour les monarques, à l'instar de l'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unies, en quête d'aplomb durable. Les Émiriens qui sont à l'origine des conflits déstabilisatrices dans sept pays, le hard power reste de mise. 


Cette région de l'Afrique, regroupant onze États et de la région des Grands Lacs ( Éthiopie, Somalie, Rwanda, Djibouti, Érythrée, Kenya, Tanzanie, Burundi, Soudan, Soudan du Sud, Ouganda, un douzième si l'on inclut le Somaliland, non reconnue par aucun pays mais colonisé actuellement par Israël et les Émirats arabe Unies, avec des bases militaires israéliennes et la logistique Émirienne, devenant ainsi une périphérie de l'économie mondiale. Si son PIB cumulé n'excède pas 500 milliards de dollars, dominé par la Tanzanie, le Kenya et l'Éthiopie, la croissance en Afrique de l'Est, affiche des taux de 5 à 7%. Sur l'échiquier géopolitique, la région reste mièvre : tensions et conflits internes " guerre civile au Soudan", insurrection islamiste en Somalie, révolte de la génération Z au Kenya, conflits en mer Rouge avec les actions des houthistes au Yémen et dans l'océan Indien contingentent l'intégration au sein d'une communauté économique homogénéisée. 

CONCUPISCENCE DES MONARQUES DU GOLFE


L'Afrique de l'Est est devenue l'eldorado des investissements des ambitions des riches monarchies du Golfe " Qatar, Koweït, Arabie- Saoudite  et les Émirats arabes unies". Entre 2010 et 2024, elles y ont injectés plus de 65 milliards de dollars. Vocation, diversifier leurs économies en dehors des hydrocarbures, sécuriser les approvisionnements en ressources vitales " minerais, agriculture", contrôle des routes maritimes. Plantureuse en terre arables et en marchés émergents, l'Afrique de l'Est devient une zone adjugée par les monarchies. L'asymétrie entre des monarques ploutocrates et une région parmi les plus famélique de la planète martèle l'inégalité de cette relation. La proximité géographique, la langue arabe et l'Islam cristallise cette coopération, qui s'appuie sur des atouts stratégiques et l'enjeu du Soft power. leurs investissements ciblent aussi les ports de la mer Rouge " une stratégie des Émirats arabes Unies à travers le continent", les sites logistiques et le secteur de la sécurité parfois subversif. Ce proactif s'accompagne de tensions entre Riyad et Abou Dhabi, tandis que la Turquie s'impose avec force comme un protagoniste concurrent. L'Afrique de l'Est devient alors une marché florissant, un champ de bataille de rivalité géopolitique et à long terme un théâtre de conflits dévastateurs au sein de la régions. 

TENSIONS GÉOPOLITIQUES ET STRATÉGIES NATIONALES

À travers cette ingérence indirecte régionale, les Émirats sont les premiers acteurs ( 47,5 ) milliards de dollars ), actifs dans les douze pays concernés. Ils financent dans " l'énergie, l'agriculture, les ports et les infrastructures". Le Soudan dont ils étaient les architectes de son exultation, concentre la majorité des investissements notamment, les tonnes d'or acheminé vers Abou Dhabi. Les tensions géopolitiques peuvent renversés la situation. En janvier 2026, Mogadiscio a rompu ses accords avec les Émiriens après les accords avec Israël, qui a reconnu le Somaliland en décembre 2025. Les Saoudiens vient derrière les Émirats avec " 15, 7" milliards de dollars connotés dans dix États; À Djibouti, elle permute une base militaire et finance des infrastructures. Sachant que le Qatar et le Koweït investissent avec 1,9 milliards de dollars. La Turquie qui a investi 6 milliards de dollars dans neuf pays, elle favorise les infrastructures ferroviaires tout en s'imposant par son avantage militaire. Elle exporte armes et drones, dispose d'une base militaire à Mogadiscio et fructifiée des équipements à l'Éthiopie, au Kenya, à Djibouti et au Soudan. Sa présence au sein de la région tisse entre expansion économique et allégation stratégique. 

Si l'Afrique de l'Est est ostentatoirement ciblée par les monarchies du Golfe et la Turquie, soutenues par des lobbies géopolitiques, sécuritaires et commerciales, ce omnium fortifie l'asservissement des pays africains tout en accentuant les conflits dans les décennies à venir.  

MOHAMMED CHÉRIF BOUHOUYA 


vendredi 30 octobre 2026

 GÉOPOLITIQUE / LE BURKINA FASO / AUTORITARISME, INGÉRENCE ET RECRUDESCENCE DJIHADISTE

Pour les puissances qu'elles soient occidentale où liés aux BRICS, la guerre est un business, où le sang des peuples se paie en dollars, et les destructions se mesurent en rendements financiers. Le Continent Africain, est confronté à un monde sardonique dans lequel le génocide est accomplit au nom de la vie et l'euphémisme est perpétué au nom de la vérité et l'ombrage est promue au nom de la diaphanéité. Voilà le bilan funeste  du Continent depuis des siècles.

Le coup d'État orchestré en 2022, par une armée cornaquée par "Ibrahim Traoré, avec le grade de capitaine et actuel président, instaure une dictature militaire au Burkina Faso. Trois ans plus tard, le pays devient aux cœur de multiples enjeux, influence russe, Émiriens, Chinois, Marocain, Turcs,  sans négligé l'ingérence des État voisins. Plongeant ainsi le pays entre les mains des djihadistes, l'exode des populations, la pauvreté, et les exécutions sommaires. Figurant parmi les pays les plus pauvres de la planète, le dictateur au lendemain de son coup d'État, présageait de réprimander l'inclinaison nationale en ouvrant deux fronts primordiaux, à  savoir la sécurité, d'une part, alors que presque 42% du territoire semblait échapper au mains de la junte. D'autre part, la gouvernance, alors que la pays traversait déjà depuis des décennies une période d'affaissement des services publiques et de crise socio-économique pendable. Depuis déjà 2010, on assiste déjà à un renforcement des djihadistes et à leur expansion. Durant cette période, elle se limitait aux franges septentrionales, frontalières du Mali. Désormais, seule la région de la capitale reste lésinée par les groupes de soutien à l'Islam et aux musulmans " GSIM"- coalition formée en 2017, intégrant la branche sahélienne d'Al-Qaida au Maghreb islamique " AQMI" et par l'État Islamique au Sahel " EIS".  Entre 2022, et 2025, elles ont causé la mort de 17875 personnes, contre 7640 durant les trente-trois moi précédant le coup d'État. Trois des cinq attaques les plus meurtrières depuis 2016 ont eu lieu entre 2023 et 2024, illustrant une capacité de nuisance décuplée en dépit des promesses de la junte. L'expansion des djihadistes se poursuit grâce à une supériorité tactique et organisationnelle face à des milices dont l'action apparaît fragmentée et entachée d'exactions. Selon nos sources, l'été 2025,  "2, 9" millions d'habitants en 2025 sont en insécurité alimentaire, le nombre de déplacés dépasse "2, 4" millions et les épisodes d'épidémies ( rougeole, tuberculose, fièvre jaune, maladies psychiatriques, malnutrition aiguë ) touchent l'ensemble de la population. 

TRAFICS EXHAUSTIF ET VIOLENCE INHUMAINE


Le pays s'est transformé au fil du temps en une plate-forme Ouest Africaine de tous les trafics illicites régionaux. Le secteur aurifère figure parmi les plus coudoyés. Tandis que la production industrielle " d'or" atteignait  68 tonnes en 2023, on estime que 40 tonnes supplémentaires par an sont d'un pillage clandestin, qui alimente des circuits de contrebande estimé à plus de 500 millions de dollars. Le Burkina Faso s'inscrit depuis longtemps dans la géographie du transit de la drogue, 1566 kilogrammes de cocaïne ont été saisis dans le Sahel en 2022- 2023, contre une moyenne de 14 kilogrammes par an entre 2013 et 2020. Auquel il faut ajouter les médicaments contrefaits, le carburant, les armes légères, les migrants, l'esclavage et le bétail. L'absence totale de contrôle étatique sur de larges portions du territoire facilite des zones grises où s'entrecroisent groupes armées, réseaux criminels et acteurs locaux. Cependant, ces économies parallèles accentuent l' effritement de la junte en place. Le secteur minier, contribuait à 15% du PIB et à 72% des exportations. 

Avec ses alliés " malien et nigérien", Ibrahim Traoré a rompu avec la France et de nombreuses organisations, y compris régionales, comme la CEDEAO, isolant son pays sur la scène internationale. Le dictateur de Ouagadougou boursicote dédormais sur " Poutine" afin d'asseoir sa survie politique, comme en témoigne sa visite officielle à Moscou en mai 2025. 


MOHAMMED CHÉRIF BOUHOUYA 


mardi 27 octobre 2026

 GÉOPOLITIQUE DE L'AFRIQUE DE L'OUEST /ANAPHORE DE LA POUDRIÈRE SAHÉLIENNE 


Les États de l'Afrique de l'Ouest " Mali, Nigeria, Burkina Faso" sont livrés depuis des années à l'accroissement de l'insécurité politique, dans des contextes économiques abscons. Les conflits se multiplient, toutefois, au-delà des facteurs idéologiques, ce regain de violence est alimenté par certains pays comme " la Russie, la Turquie, les États-Unis, les Émirats Arabe Unies, la Chine, le Maroc, et l'Arabie Saoudite. 


Affleurement des groupes djihadistes affiliés à l'État islamique au Sahel ( EIS ) ou au groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans ( GSIM ), lié à Al-Qaida, notamment dans la région de la triple frontière " Mali, Niger, Burkina Faso, a transformé l'Afrique de l'Ouest en vaste zone de conflit armés, idéologiques et religieux. Entre 2014 à 2022, lors de l'intervention de l'opération " Barkhane" menée par la France, a en partie contribué à transformer la représentation de cette région en foyer du terrorisme international. En mars 2026, une centaine de djihadistes ont été libérés par les la junte malienne, qui ont ainsi cédés au Groupe de soutien à l'Islam et aux musulman "GSIM" afin de mettre un terme à un blocage des transports de carburant. Un mois plus tard, ce mouvement lié à Al-Qaida lançait une attaque contre Bamako et renforçait le blocus, mettant en exergue son importance dans l'ensemble du " Sahel", où il n'est pas le seul acteur rattaché à l'Islam radical, alors que les régimes dictatoriaux caillebottaient. Depuis 2017, le  "GSIM" n'a jamais cessé d'étendre son influence jusqu'à devenir un protagoniste incontournable de la géopolitique ouest- africaine. 

AUTORITARISME ET REVENDICATIONS DJIHADISTES


L'ambition du GSIM à sa création, était de réunir les différents factions djihadistes sahéliennes  sous un unique écusson, celle d'Al-Qaida, à qui il a fait allégeance,  afin de combattre la coalition internationale déployé au Mali et chapeauté par le France. Le mouvement se place ainsi comme l'héritier direct des groupes djihadistes des années 2000 au Mali, lesquels ont pris le contrôle de plusieurs villes dans le nord du pays lors de l'insurrection de 2012, avant d'être délogés par les interventions françaises ( opération Serval ) en 2013-2014, "Barkhane" de 2014 à 2022. Si cette volonté d'unification a été une réussite, le GSIM  n'est pas parvenu à rallier une figure du djihad sahélien de la décennie 2010, (Adnan Abou Walid al 'Sahraoui ) " 1973-2021", qui avait fondé, en 2015, l'État islamique dans le Sahara , devenu l'État islamique au Sahel, ou ( EIS, en 2019). Le GSIM et L'EIS ont d'abord évolué de manière pacifique et parallèle  sur le terrain , collaborant parfois lors d'actions militaires et constituant une forme d'exception du djihadisme international, étant donné que les deux nébuleuses s'affrontent dans le reste du continent. Néanmoins, leurs méthodes différentes ont eu raison de cette alliance par défaut : L'EIS a toujours adopté une approche coercitive pour assoir son autorité sur le territoire qu'il dominés, notamment dans la région dites des " trois frontiéres"entre le Mali, le Niger et le  Burkina Faso. À l'inverse, le GSIM à développé des formes de gouvernances locales en apportant des services de bases " santé et justice en tête, se qui n'était pas le cas des juntes militaires. Dans des zones rurales déliassées par les juntes dictatoriaux, ces formes de gouvernances par le bas ont permis au GSNIM de se poser comme une alternative crédible aux généreux de la junte militaire et aux yeux des populations. Celle-ci se retrouvent empêtré dans la grande mésaise: n'ayant aucune possibilités de choix , elles sont prises pour chacun des belligérants lorsqu'elles sont soupçonnées de collaborer avec l'ennemi. La région du Sahel est ainsi l'épicentre mondial des morts liées au terrorisme, concentrent près de la moitié des 5583 victimes identifiées en 2025 par " l'institue de l'économie et la Paix". 

UNE POUDRIÈRE RÉGIONALE AUX TENTACULES PERFIDES 


Le GSIM n'a jamais cherché à s'emparer d'un État, optant un contrôle des terres rurales à des tentatives boursicoteurs de prise de pouvoir qui pourrait déclencher des réactions internationales décisifs. Reste que le groupe, d'abord concentré dans le nord du Mali, a essaimé dans le Sahel central ( Niger et Burkina Faso ), puis au-delà. Par ailleurs, les années 2000 ont été celles de l'extension vers le " golfe de Guinée". Les affrontements en Côte d'Ivoire, au Bénin et au Togo se sont intensifiés, tandis que certains pays ouest africains ( Sénégal, Mauritanie, Ghana ) sont utilisés comme des bases de repli ou de transit chapeautés par les Émirats Arabe Unies et la Russie,  notamment sur le plan logistique et militaire. Les nouveaux dirigeants ont privilégié une approche sécuritaire en s'attachant les services de paramilitaires russes ( Africa Corps ). Le Niger et le Burkina Faso, fortement touchés par les coups d'État durant les années 2022 et 2023, ont eux aussi choisis une collaboration avec la Russes, puis se sont rassemblés avec le Mali au sein de " l'Alliance des États du Sahel AES", une confédération qui s'est coupée des instances régionales et internationales et tente d'étendre ses liens avec les voisins. 

 

Les régimes militaires n'ont jamais reconnues le dialogue des groupes djihadistes, présenté par la communauté sahélienne comme une solution endogène adaptée à une guerre omniprésente. Néanmoins, la présence des pays étrangères dans le Sahel, instrumentalisent le conflit entre les différents groupes, milices, et régime en place afin de mettre la main sur les richesses que recèle cette région, comme l'or, les terres rares, le pétrole, le gaz, et autres. 

MOHAMMED CHERIF BOUHOUYA 


REPÈRES 


Autoritarisme et groupes radicaux en Afrique de l'Ouest

Présence djihadiste au Sahel et en Afrique de l'Ouest

Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans ( GSIM ), fusion notamment des fores d'Al-Qaida, au Maghreb islamique et d'Ansar Eddine. 

Alliance des États du Sahel " AES", en mars 2026, créé en septembre 2023 et soutenue par les milices de la Russie. 

Présence militaire étrangères en 2025, les Etats-Unis, les Émirats Arabes Unies, la Turquie, la Russie, l'Arabie Saoudite et la Chine.

Les pays les plus coudoyés sont : le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria, le Bénin, le Togo, la Centrafrique, Guinée Équatoriale, le Cameroun, le Ghana, la Gambie, Sierra Leone, le Sénégal, Guinée-Bissau, le Liberia et le Tchad. La Mauritanie, aucun attentat depuis 2011où le GSIM tente de s'implanter depuis la région de " Kayes". 

Tout un continent sous l'influence des puissances étrangères avec des dictateurs en place où les populations subissent un véritable génocide. Par ailleurs, les puissances étrangères ne s'impliquent pas ostentatoirement par des interventions militaires directement, mais ils envoient " des milices" comme la "SADAT" Turc où l'Africa Corps Russe, Daech, Al-Qaïda, des milices chiites, et des mercenaires.  








 
















 



 

dimanche 25 octobre 2026

 GÉOSTRATÉGIE / ABRÈGEMENT AU SEIN DE L'UE : L'ECTOPLASME DE LA GUERRE  

Depuis 2023, les sabotages suspects ciblent les infrastructures européennes sur fond de guerre en Ukraine. Les chancelleries occidentales n'ont guère de doute quand à l'implication ostentatoire orchestré par Moscou. De tels actes sont recensés dans tous les pays appuyant les Ukrainiens, notamment en mer Baltique. 


Le bousillage des gazoducs Nord Stream 1 et 2, en septembre 2022, a fait prendre conscience aux Européens de la fragilité des infrastructures énergétiques. Les enquêtes ont dévoilées une responsabilité ukrainienne, dans le but de chantourner l'approvisionnement en gaz naturel russe des pays européens afin de réduire l'influence de Moscou. Depuis, on remarque un provignage d'événements visant les alliées de l'OTAN, que les services de renseignements occidentaux relient au Kremlin, agissant avec des agents locaux ou des recrues étrangères comme la Roumanie, la Moldavie, la Bulgarie et autres. 

L'extrême droite et la Russie 



Entre 2022 et 2025, le centre d'analyse sur les conflits "ACLED" a recensé 190 incidents, dont la moitié pour la seule année 2024. Cette prolifération coïncide avec le ralentissement de l'offensive russe en Ukraine et des pertes humains très maçonnées. Face à cette impasse militaire, Moscou induit une stratégie hybride. En premier lieu, invectivé les lignes arrières des soutiens de Kyiv en semant le doute, la peur et la division au seins des sociétés. Ces brios incluent des incendies dans des entrepôt d'armes, l'envoi de colis explosifs, des sabotages industriels, des survols de drones près des bases militaires, des incursions contre des infrastructures énergétiques, de transport ou de communication. L'attaque d'acteurs de la défense, comme  "Rheinmetall ou Diehl", en Allemagne, extériorise une volonté de tourneboulé de l'approvisionnement militaire de l'Ukraine. Une multitudes d'actes, comme des explosions dans des entrepôts en Lituanie, en Pologne, en Espagne ou au Royaume-Uni, dévoile un risque grandissant pour les infrastructures à double usage, civiles et militaires. En France, des actes de déprédation à connotation politique ou antisémite, survenus en amont des jeux olympiques de Paris de l'été 2024, ont été attribués à des individus liés à des réseaux d'extrêmes droite prorusses voulant à exacerber les tensions sociales, sécuritaires, voire communautaires, cherchant, d'intensifier les crispations entre juifs et musulmans dans le contexte de la guerre à Gaza. À travers ses ingérences méphistophéliques ont trouve également d'autres pays comme les Émirat Arabe unies, les États-Unis  "Trump et Elon Musk",  l'Arabie Saoudite et la Russie qui soutiennent financièrement leurs lobbys occultes.  En somme, depuis l'alliance des États-Unis, la Russie et la Chine, un message fort à été destiné à l'UE afin de l'affaiblir sur le plan géopolitique, géostratégiques et géoéconomiques sur l'chéquier internationale. L'onde de choc des protestations ne touche pas uniquement la France, mais elle s'est propagée à l'Italie, la Belgique, l'Espagne, et à moyen terme d'autres pays de l'UE suivrons. 

LA BALTIQUE ET L'ALLIANCE TRANSATLANTIQUE / L'ÉPREUVE DE FORCE


L'intégration de la Finlande " 2023" et de la Suède " 2024" à l'OTAN a scandé les tentions avec Moscou, qui redoute un encerclement stratégique et a fait de la mer Baltique un théâtre d'opération privilégié dans une région hautement militarisée. Depuis fin 2023, une série de sabotage touche les câbles de télécommunications sous-marins et les pipelines reliant la Finlande, la Suède, l'Estonie et l'Allemagne, auquels s'ajoutent des interférences GPS et des talonnements d'avions de l'OTAN. La présence de la flotte fantôme russe, composée de navires utilisés pour contourner les sanctions, alimente les conjectures. La Russie tente d'instrumentaliser les populations russophones des États baltes notamment en Estonie et en Lettonie, en les convaincant qu'elles sont victimes de discrimination. tirer parti des migrants par la Russie dans les pays bordant la Baltique, notamment la Finlande, la Pologne, la Lettonie, la Lituanie et l'Estonie, constituent une autre forme de conflit hybride. Cette stratégie, qui passe par l'octroi de visas et la création de routes clandestins facilitant le passage de migrants irakiens, africains, syriens ou afghans vers des pays frontaliers, vise à déstabiliser les limites extérieures de l'Union européenne et de l'OTAN, à saturer les système de sécurité et d'asile, et à provoquer des tensions politiques internes dans les pays ciblés. Face à ces menaces, l'Alliance Atlantique adopte une posture de dissuasion discrète. Des patrouilles navales renforcées, l'usage de drones marins ou la création d'unités spécialisées dans la protection des infrastructures sous-marines ont pour objectif d'endiguer les ingérences sans entraîner d'escalade. 

UKRAINE - RUSSIE / L'ÉNERGIE / UNE CIBLE DE LA GUERRE EN UKRAINE 

En hiver, Poutine multiplie les attaques contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, utilisant le froid comme arme dévastatrice contre la population en la privant de chauffage et d'électricité. En 2025, la Russie à intensifié sa production de drones de type " Shahed-136, avec une capacité de 400 appareils par jour. D'abord exporté par Téhéran vers Moscou, puis produit sur place au Tatarstan, cet appareil a été enrichi de technologie de navigation et de brouillage russes. Utilisé par l'armée russe en complément des attaques aériennes, ils sont désormais massivement assimilés pour infliger de lourds dégâts aux infrastructures énergétiques ukrainiennes, en recourant à un effet de saturation des défenses aériennes. La Russie a lancé environ " 55 000" drones kamikazes en 2025, soit cinq fois plus qu'en 2024, auquels s'ajoutent plus de " 60 000" bombes aériennes guidées et " 2400" missiles. Ces attaques entraînent des coupures de courant récurrentes et prolongées, provoquant des interruptions de chauffage, ainsi que la rareté d'eau dans le but de provoquer une mort lente et certaine parmi les enfants, les femmes, les personnes âgés et le reste de la population. Dans un pays où 75% des personnes vivent dans des villes caractérisés par une forte densité d'immeubles à plusieurs étages, dépendant de centrales thermiques, celle-ci constituent des cibles stratégiques : une seule frappe peut affecter des dizaines de milliers d'individus. Prés de 80% du territoire ukrainien est touché par des coupures d'énergie, et 90% de la capacité de production d'électricité du pays est devenue inopérante. Les services publics de base peinent à fonctionner, les hôpitaux sont désertes, et les écoles restent fermées. Poutine cherche à paralyser l'économie et à saper la confiance de la population dans les institutions de l'État, la poussant à fuir les attaques. L'opération militaire russe, initialement prévue par le Kremlin pour assujettir rapidement l'Ukraine dés 2022, dure maintenant plus longtemps que la Grande Guerre patriotique de l'Union soviétique de 1941 à 1945 et à déjà coûté des centaines de milliers de vies, devenant le plus grand conflit conventionnel d'Europe depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Du côté Ukrainien, afin de perturber l'approvisionnement en carburant raffiné de la Russie et réduire ca capacité à générer des revenus à partir des exportations d'énergie, les frappes ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes ont fait trembler le Kremlin. Ils ont intensifiés leurs propres productions de drones atteignant parfois à plus de 1000 kilomètres de Kyiv, commençant à produire un impact visible sur les infrastructures de raffinage et d'exportation d'énergie. Le 16 mars 2026, la plus grande raffinerie de Moscou a été touchée, mettant en péril 50% de l'approvisionnement en carburant de la capitale russe. Les Ukrainiens visent aussi les centrales thermiques des villes proches de leur frontières, privant leurs habitants de chauffage et d'eau. Avec les transferts de technologie de pays occidentaux, tels que les systèmes de guidage et les moteurs de fusées, l'Ukraine pourrait accroître ca production de missiles de croisière au sol. Quatre ans aprés le début de l'invasion russe de l'Ukraine, les perspectives de résolutions diplomatiques du conflit semblent hors de portée. Poutine exige la reconnaissance de l'annexion des zones occupées inacceptables pour l'Ukraine, qui entend défendre son intégrité territoriale et obtenir un engagement des Occidentaux. Poutine cherche à gagner du temps avec la complicité de Trump pour atteindre ses objectifs de conquête de l'ensemble des territoires du " Donbass" encore sous le contrôle ukrainien, en usant d'une guerre asymétrique touchant les civils. 



Enfin, le désengagement progressif des États-Unis, illustré par les imprévisibilité ambigus de l'administration Trump depuis 2025, pourrait pousser la Russie à intensifier ses contenances afin de récoler la solidarité européenne, et affaiblir les soutiens occidentaux à l'Ukraine, avec la complicité des Émiriens qui ont éclaté des conflits au Soudan, le Yémen, le Mali, le Niger, la Libye, le Burkina-Faso, et actuellement ils complotent avec le général Haftar et ces deux fils avec Daech, Azawad, et d'autres milices dans la région afin de déstabiliser l'Algérie, soit du côté Nigérien ou Malien, ou de la frontière Libyenne. 

MOHAMMED CHÉRIF BOUHOUYA