Contrairement
aux discours qui se sont répondus au début des années 1990, la fin de la guerre
froide n’a pas signé la fin des violences politiques dans le monde et les
dividendes escomptés de la paix. En ce début du XXI siècle, loin de disparaître, les affrontements entre armées régulières continuent d’alimenter
la chronique des violences du monde.
Des
conflits présents durant la guerre froide se sont poursuivis
(Israël-Palestine), des revendications jusque-là gelées ont refait leur
apparition (Caucase et la corne de l’Afrique), tandis que des zones de tension
ont émergé à l’occasion de contentieux régionaux ou internationaux ayant pour
mobile des territoires ou le pouvoir (Irak, Afghanistan, Côte-Ivoire, Libye, Yémen,
Mali, et actuellement l’Iran et les pétromonarchies. La violence n’a donc pas
faibli depuis 1989 mais elle a pris des formes nouvelles orchestrées par les
officines occultes américaines. Sans disparaître, les conflits internationaux,
au sens juridique de « guerre entre Etats », ont laissé la place aux
conflits internes.