GÉOSTRATÉGIE / ABRÈGEMENT AU SEIN DE L'UE : L'ECTOPLASME DE LA GUERRE
Depuis 2023, les sabotages suspects ciblent les infrastructures européennes sur fond de guerre en Ukraine. Les chancelleries occidentales n'ont guère de doute quand à l'implication ostentatoire orchestré par Moscou. De tels actes sont recensés dans tous les pays appuyant les Ukrainiens, notamment en mer Baltique.
Le bousillage des gazoducs Nord Stream 1 et 2, en septembre 2022, a fait prendre conscience aux Européens de la fragilité des infrastructures énergétiques. Les enquêtes ont dévoilées une responsabilité ukrainienne, dans le but de chantourner l'approvisionnement en gaz naturel russe des pays européens afin de réduire l'influence de Moscou. Depuis, on remarque un provignage d'événements visant les alliées de l'OTAN, que les services de renseignements occidentaux relient au Kremlin, agissant avec des agents locaux ou des recrues étrangères comme la Roumanie, la Moldavie, la Bulgarie et autres.
L'extrême droite et la Russie
Entre 2022 et 2025, le centre d'analyse sur les conflits "ACLED" a recensé 190 incidents, dont la moitié pour la seule année 2024. Cette prolifération coïncide avec le ralentissement de l'offensive russe en Ukraine et des pertes humains très maçonnées. Face à cette impasse militaire, Moscou induit une stratégie hybride. En premier lieu, invectivé les lignes arrières des soutiens de Kyiv en semant le doute, la peur et la division au seins des sociétés. Ces brios incluent des incendies dans des entrepôt d'armes, l'envoi de colis explosifs, des sabotages industriels, des survols de drones près des bases militaires, des incursions contre des infrastructures énergétiques, de transport ou de communication. L'attaque d'acteurs de la défense, comme "Rheinmetall ou Diehl", en Allemagne, extériorise une volonté de tourneboulé de l'approvisionnement militaire de l'Ukraine. Une multitudes d'actes, comme des explosions dans des entrepôts en Lituanie, en Pologne, en Espagne ou au Royaume-Uni, dévoile un risque grandissant pour les infrastructures à double usage, civiles et militaires. En France, des actes de déprédation à connotation politique ou antisémite, survenus en amont des jeux olympiques de Paris de l'été 2024, ont été attribués à des individus liés à des réseaux d'extrêmes droite prorusses voulant à exacerber les tensions sociales, sécuritaires, voire communautaires, cherchant, d'intensifier les crispations entre juifs et musulmans dans le contexte de la guerre à Gaza. À travers ses ingérences méphistophéliques ont trouve également d'autres pays comme les Émirat Arabe unies, les États-Unis "Trump et Elon Musk", l'Arabie Saoudite et la Russie qui soutiennent financièrement leurs lobbys occultes. En somme, depuis l'alliance des États-Unis, la Russie et la Chine, un message fort à été destiné à l'UE afin de l'affaiblir sur le plan géopolitique, géostratégiques et géoéconomiques sur l'chéquier internationale. L'onde de choc des protestations ne touche pas uniquement la France, mais elle s'est propagée à l'Italie, la Belgique, l'Espagne, et à moyen terme d'autres pays de l'UE suivrons.
LA BALTIQUE ET L'ALLIANCE TRANSATLANTIQUE / L'ÉPREUVE DE FORCE
L'intégration de la Finlande " 2023" et de la Suède " 2024" à l'OTAN a scandé les tentions avec Moscou, qui redoute un encerclement stratégique et a fait de la mer Baltique un théâtre d'opération privilégié dans une région hautement militarisée. Depuis fin 2023, une série de sabotage touche les câbles de télécommunications sous-marins et les pipelines reliant la Finlande, la Suède, l'Estonie et l'Allemagne, auquels s'ajoutent des interférences GPS et des talonnements d'avions de l'OTAN. La présence de la flotte fantôme russe, composée de navires utilisés pour contourner les sanctions, alimente les conjectures. La Russie tente d'instrumentaliser les populations russophones des États baltes notamment en Estonie et en Lettonie, en les convaincant qu'elles sont victimes de discrimination. tirer parti des migrants par la Russie dans les pays bordant la Baltique, notamment la Finlande, la Pologne, la Lettonie, la Lituanie et l'Estonie, constituent une autre forme de conflit hybride. Cette stratégie, qui passe par l'octroi de visas et la création de routes clandestins facilitant le passage de migrants irakiens, africains, syriens ou afghans vers des pays frontaliers, vise à déstabiliser les limites extérieures de l'Union européenne et de l'OTAN, à saturer les système de sécurité et d'asile, et à provoquer des tensions politiques internes dans les pays ciblés. Face à ces menaces, l'Alliance Atlantique adopte une posture de dissuasion discrète. Des patrouilles navales renforcées, l'usage de drones marins ou la création d'unités spécialisées dans la protection des infrastructures sous-marines ont pour objectif d'endiguer les ingérences sans entraîner d'escalade.
UKRAINE - RUSSIE / L'ÉNERGIE / UNE CIBLE DE LA GUERRE EN UKRAINE
En hiver, Poutine multiplie les attaques contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, utilisant le froid comme arme dévastatrice contre la population en la privant de chauffage et d'électricité. En 2025, la Russie à intensifié sa production de drones de type " Shahed-136, avec une capacité de 400 appareils par jour. D'abord exporté par Téhéran vers Moscou, puis produit sur place au Tatarstan, cet appareil a été enrichi de technologie de navigation et de brouillage russes. Utilisé par l'armée russe en complément des attaques aériennes, ils sont désormais massivement assimilés pour infliger de lourds dégâts aux infrastructures énergétiques ukrainiennes, en recourant à un effet de saturation des défenses aériennes. La Russie a lancé environ " 55 000" drones kamikazes en 2025, soit cinq fois plus qu'en 2024, auquels s'ajoutent plus de " 60 000" bombes aériennes guidées et " 2400" missiles. Ces attaques entraînent des coupures de courant récurrentes et prolongées, provoquant des interruptions de chauffage, ainsi que la rareté d'eau dans le but de provoquer une mort lente et certaine parmi les enfants, les femmes, les personnes âgés et le reste de la population. Dans un pays où 75% des personnes vivent dans des villes caractérisés par une forte densité d'immeubles à plusieurs étages, dépendant de centrales thermiques, celle-ci constituent des cibles stratégiques : une seule frappe peut affecter des dizaines de milliers d'individus. Prés de 80% du territoire ukrainien est touché par des coupures d'énergie, et 90% de la capacité de production d'électricité du pays est devenue inopérante. Les services publics de base peinent à fonctionner, les hôpitaux sont désertes, et les écoles restent fermées. Poutine cherche à paralyser l'économie et à saper la confiance de la population dans les institutions de l'État, la poussant à fuir les attaques. L'opération militaire russe, initialement prévue par le Kremlin pour assujettir rapidement l'Ukraine dés 2022, dure maintenant plus longtemps que la Grande Guerre patriotique de l'Union soviétique de 1941 à 1945 et à déjà coûté des centaines de milliers de vies, devenant le plus grand conflit conventionnel d'Europe depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Du côté Ukrainien, afin de perturber l'approvisionnement en carburant raffiné de la Russie et réduire ca capacité à générer des revenus à partir des exportations d'énergie, les frappes ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes ont fait trembler le Kremlin. Ils ont intensifiés leurs propres productions de drones atteignant parfois à plus de 1000 kilomètres de Kyiv, commençant à produire un impact visible sur les infrastructures de raffinage et d'exportation d'énergie. Le 16 mars 2026, la plus grande raffinerie de Moscou a été touchée, mettant en péril 50% de l'approvisionnement en carburant de la capitale russe. Les Ukrainiens visent aussi les centrales thermiques des villes proches de leur frontières, privant leurs habitants de chauffage et d'eau. Avec les transferts de technologie de pays occidentaux, tels que les systèmes de guidage et les moteurs de fusées, l'Ukraine pourrait accroître ca production de missiles de croisière au sol. Quatre ans aprés le début de l'invasion russe de l'Ukraine, les perspectives de résolutions diplomatiques du conflit semblent hors de portée. Poutine exige la reconnaissance de l'annexion des zones occupées inacceptables pour l'Ukraine, qui entend défendre son intégrité territoriale et obtenir un engagement des Occidentaux. Poutine cherche à gagner du temps avec la complicité de Trump pour atteindre ses objectifs de conquête de l'ensemble des territoires du " Donbass" encore sous le contrôle ukrainien, en usant d'une guerre asymétrique touchant les civils.
Enfin, le désengagement progressif des États-Unis, illustré par les imprévisibilité ambigus de l'administration Trump depuis 2025, pourrait pousser la Russie à intensifier ses contenances afin de récoler la solidarité européenne, et affaiblir les soutiens occidentaux à l'Ukraine, avec la complicité des Émiriens qui ont éclaté des conflits au Soudan, le Yémen, le Mali, le Niger, la Libye, le Burkina-Faso, et actuellement ils complotent avec le général Haftar et ces deux fils avec Daech, Azawad, et d'autres milices dans la région afin de déstabiliser l'Algérie, soit du côté Nigérien ou Malien, ou de la frontière Libyenne.
MOHAMMED CHÉRIF BOUHOUYA
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