vendredi 9 janvier 2026

   

GEOPOLITIQUE

VENEZUELA / ETATS-UNIS

HOLD UP AMERICAIN SUR LE PETROLE 


La politique du deal, le retour de la gouvernance du monde par Trump, le retour de la doctrine Monroe, la paix par la force et l'instauration du nouveau gendarme du monde; Et la fin du droit international. La prééminence américaine ne cesse de fulminer le monde entier. 
    


REGARD

Au pouvoir depuis dix ans, Nicolas Maduro qui regroupe les principaux partis d'opposition, se sont accordés sur une feuille de route électorale. Le texte signé en octobre dans l'ile caribéenne de la Barbade, prévoit que la présidentielle se tiendra au second semestre 2024, en présence d'observateurs étrangers. Au lendemain de la signature de cet accord, les États-Unis annonçaient la levée partielle et immédiate des sanctions économiques contre le Venezuela, qui avaient été décrétées en 2015 et renforcées en 2019. Le pays peut désormais vendre du pétrole, du gaz et de l'or. Les échanges de dette et de bons souverains vénézuéliens sont autorisés, mais les avoirs vénézuéliens aux États-Unis restent gelés. Décrétée pour une période de six mois renouvelable, la fin des sanctions américaines est une bouffée d'oxygène pour l'économie nationale, dévastée par une décennie de dramatique récession. Plus de 9 millions de Vénézuéliens, soit un quart des habitants du pays, ont émigré. Le flux ne tarit pas, malgré la fragile reprise économique entamée en 2022. La libéralisation de fait de l'économie, la dollarisation des salaires du secteur privé et les transferts monétaires effectués par les migrants estimés à 3 milliards de dollars annuels, soit 2,8 milliards d'euros ont dynamisé la consommation. Mais la récupération du pouvoir d'achat est restée limitée. Et les investissements privés n'ont pas suivi, freinés par l'insécurité juridique, la pression fiscale, la déficience des services de base et des transports. Les salaires des fonctionnaires, libellés en bolivars dévalués, sont devenus dérisoires. En janvier, les professeurs, rejoints par les retraités et les travailleurs des entreprises publiques, sont descendus massivement dans la rue pour exiger une amélioration de leurs conditions salariales. Le salaire minimum qui n'a pas augmenté depuis mars 2022 est officiellement de 130 bolivars par mois, soit 3,40 euros. Privé de financement international, le gouvernement a fait voter en juillet une loi de " coordination des compétences fiscales entre l'État et les collectivités locales" pour améliorer le recouvrement des impôts. Le FMI maintient une prédiction de croissance du PIB de 4% et une inflation à 250% pour 2023. Sur les huit premiers mois de l'année, la production de brut a augmenté de 7,5% pour atteindre en moyenne 78000 barils par jour. Cette légère augmentation s'explique par la dispense concédée, depuis 2022, par le trésor américain à l'entreprise " Chevron" pour vendre du pétrole produit en association avec l'entreprise publique  "Petroleos de Venezuela SA ( PDVSA )." Mais à cause des sanctions  qui le frappent, le Venezuela a vendu son pétrole avec de fortes décotes et, du fait de la dégradation de ses raffineries, a continué d'importer de l'essence, essentiellement d'Iran. Automobilistes et transporteurs font parfois la queue pendant plus de soixante-douze heures pour effectuer un plein. Le 20 mars, le ministre du pétrole, démissionnait afin de soutenir une enquête ouverte par le parquet pour " corruption au sein de PDVSA." Deux mois plus tard, la justice confirmait avoir arrêté quarante-trois personnes. Le montant des fonds détournés atteindrait 21 milliards de dollars. 

MADURO DETOURNE OR, DIAMANTS, COLTANT ET BAUXITE



Le président a manger son blé en herbe, et pour contrer l'effondrement de ses revenus pétroliers, le Venezuela a développé depuis 2016 l'exploitation des ressources de l'arc minier de "l'Orénoque", dans l'Est amazonien. L'extraction de l'or, des diamants, du coltan et de la bauxite s'y fait dans l'opacité la plus totale et hors de tout contrôle. Maduro, qui se dit désormais préoccupé par la présence de groupes armés et de trafiquants étrangers, a dépêché l'armée pour lutter contre l'extraction minière illégale. Dans le cadre de l'opération dite  "Bouclier bolivarien", les militaires affirment avoir démantelés 260 camps et fermés des dizaines de pistes d'atterrissages clandestines. Le 12 septembre, l'armée était également déployée pour reprendre le contrôle de la prison de "Tocoron", devenue le centre d'opération du gang dit du " Train d'Araguas", à 140 kilomètres de Caracas. Vieux de 180 ans, le litige frontalier avec le Guayana voisin pour le contrôle de l'Essequibo a refait surface. Le Venezuela réclame cette région de 160 000  kilomètres carrés, couverte de forêt tropicale mais infiniment riche en pétrole et en minerais. Caracas voudrait négocier une solution pacifique, mais le Guyana considère que seule la Cour internationale de justice est compétente pour résoudre le différend. L'Essequibo est l'un des rares sujets sur lesquels les Vénézuéliens sont d'accord. Maduro le sait, qui, le 3 novembre, organisait et gagnait un référendum : à plus de 95%, les électeurs ont approuvé l'annexion de l'Essequibo. Les observateurs considèrent que le président Maduro joue la carte nationaliste par calcul électoral et jugent peu probable un conflit militaire. Mais l'opposition craint que le pouvoir n'utilise cette tensions pour décréter l'état d'urgence et suspendre l'élection de 2024. En attendant, Londres a envoyé fin décembre un navire militaire au Guyana et, en réponse, Caracas a mobilisé des milliers de soldats. Depuis, l'intervention militaire américaine déclenchée par Trump dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026 marque un tournant brutal dans l'histoire contemporaine du Venezuela et, plus largement, dans celle des relations internationales. Par ailleurs, Trump revendique une tutelle américaine sur le Venezuela, tout en affirmant vouloir intervenir les grandes compagnies pétrolières américaines pour générer des revenus pour le pays. Une déclaration qui réactive les critiques historiques sur l'ingérence américaine en Amérique Latine et sur l'exploitation des ressources naturelles comme moteur géopolitique. Le Venezuela a dénoncé une agression militaire et une tentative de guerre coloniale. Aucun cadre juridique international ne permet à un État d'enlever le chef d'un autre État par une opération militaire de grande ampleur ? Enfin, l'hégémonie Trumpiste place le pays sous tutelle, et toute la région sous tension. Et, au delà du Venezuela, ce sont d'autres pays comme Cuba, la Colombie, le Mexique, le Nicaragua, le Pérou, la Bolivie, l'Equateur, l'Iran et le Danemark  "Groenland", qui seront dans la sphère d'influence de Donald Trump. Sachant que les américains ont déjà plantés leur drapeau au Groenland depuis 1951. 

LES ETATS-UNIS / NAISSANCE ET PREEMINENCE 



Comment les États-Unis ont élargies leur territoire. Les États-Unis sont  indépendant des Anglais en 1776, aprés cela, ils ont chercher à étendre leur territoire vers l'Ouest. En 1803, ils ont acheter la Louisiane à la France pour 15 millions de dollars. En 1819, ils saignèrent le Traité " Adam Onis" avec l'Espagne. Par ce traité, l'Espagne céda la Floride aux États-Unis et ses derniers assuma des réclamations pour 5 millions de dollars. En 1836, le Texas déclara son indépendance vis -à -vis du Mexique et en 1845, il est annexé a son territoire. En 1846, ils signa le Traité de " l'Oréon" avec le Royaume-Unis divisons le territoire le long du quarante Neuvième parallèle, la partie Nord reste Britannique et la partie Sud revient aux États-Unis. En 1846 et 1848, les américains entre en guerre contre le Mexique. Après leur victoire, grâce au Traité de " Guadeloupé Hidalgo "ils optèrent pour la moitié du territoire du  Mexique et versant 15  millions de dollars de compensation au Mexique. En 1867, la Russie venda l'Alaska aux américains pour 7,2 millions de dollars, l'une des acquisitions les plus rentable de leur histoire. Enfin, en 1898, les américains annexa Hawaï aprés que des hommes d'affaires américains eurent soutenues le renversement du Royaume Hawaïen en 1893. Sachant que au fil de l'histoire,  Les États-Unis, depuis leur existence ont commencer d'abord par le génocide des amérindiens, et ils ont menés 500 guerres à travers le monde et plus de 75  coup d'État. 

L'INTELLECTION AMERICAINE DU MONDE : DE WOODROW WILSON A DONALD TRUMP 

La clé du positionnement international des États-Unis réside dans l'exceptionnelle rapidité de leur ascension. Entre  ( 1776-1976 ), date du bicentenaire de leur révolution, ils sont devenus la première puissance mondiale. Pour Donald Trump, cet anniversaire offrait un moment pour regarder longuement en arriéré et, plus important encore un moment pour regarder en avant, une chance de rallumer l'esprit qui en deux cents ans a fait de quelques colonies dépendantes la nation la plus forte du monde. Mais à quel prix ? John Winthrop ( 1588-1649 ) avait fondé le Massachusetts. Les colons britanniques étaient des puritains décidés à conquérir un nouveau monde par leur foi. Un monde nouveau et distinct du vieux Continent. Comme lisère l'historien " Pierre Mélandri",   "l'Amérique est née de cette conviction d'incarner une expérience à la fois universelle et unique en charge d'un destin théologique, ce qui explique la dualité de son identité." Elle affirme la suprématie de son modèle politique, mais répugne, en raison de son unicité, aux engagements extérieurs susceptibles de la détourner de son dessein. Et pourtant, le succès de sa mission historique dépend d'une expansion continue. La dialectique entre isolationnisme et interventionnisme , qui caractérise la politique étrangère américaine, plonge ses origines au sein de cette matrice identitaire. La politique étrangère américaine repose sur un systeme de croyance et d'intérêts, résumé par la formule de " Thomas Jefferson ( 1743-1826 ) " Vertu et intérêt ne pouvaient être séparés." S'enrichir dans le monde terrestre est un signe d'élection divine, qui légitime les pulsions expansionnistes. De la volonté d'enrichissement à la prédation justifiée, il n'y a qu'un pas. Pour mémoire, l'émancipation des esclaves noirs ne devint effective qu'au terme de la guerre de Sécession ( 1861-1865 ); la discrimination radicales rongent toujours le corps social américain. Premier président des États-Unis ( 1789-1797 ), George Washington veille à tenir la jeune République à l'écart du tumulte européen pour suivre son destin? En rompant avec les puissances européennes, les américains entendent décider seuls de leur errement et de leurs intérêts sur le continent américain. C'est bien le sens de la doctrine présentée en 1823  par James Monroe ( 1758-1831 ), qui inspire la politique étrangère américaine jusqu'à la première Guerre mondiale. Elle considère comme un acte hostile toute intervention de puissance européenne contre l'indépendance des États Latino-américains et, simultanément, renonce à toute intervention des États-Unis en Europe. Cette déclaration révèle l'exceptionnelle confiance en elle de la jeune république, qui parvient son pré carré. Vingt-sixième président des Etats-Unis et adepte de la politique du "adipeux chevillon", c'est-à-dire du recours ponctuel aux interventions militaires, "Theodore Roosevelt ( 1858-1919) présente une séquelle à la doctrine de Monroe" en affirmant le droit des États-Unis à s'impliquer directement dans les affaires Latino-américaine. Entre 1898 et 1920, les marines américains interviennent vingt fois, évincent l'Espagne de Cuba et des Philippines et prennent le contrôle de Panamá. Le canal, franchi pour la première fois en 1914, accentue la centralité géoéconomique des États-Unis grâce à leur deux façades océaniques. Au cœur de leur puissance se trouvent les marines marchande et militaire, les américains faisant de la liberté des mers un des principes fondamentaux de leur politique étrangère. Leur entrée en guerre en 1917 renverse un ordre séculaire; désormais, se sont les États-Unis qui vont en Europe afin de définir les règles du jeu international. En menant une guerre sous-marine à outrance dans l'Atlantique, l'Allemagne oblige les États-Unis à prendre parti. En 1917, les États-Unis passent du statut de débiteurs à celui de créanciers nets, ce qui annonce une concurrence ainsi présentée par Woodrow Wilson ( 1856-1924 ). Ce dernier incarne une diplomatie morale reposant sur des principes universels de paix et de justice, Ses "14" point, exposés lors de la conférence de Paris, méritent une attention particulière dans la mesure où ils ponctuent la diplomatie américaine pendant plusieurs décennies. Retenons les cinq principes généraux :( diplomatie ouverte par opposition à la diplomatie secrète, liberté absolue de navigation, suppression des barrières commerciales, réduction des armements et réponse aux revendications coloniales.)  De quoi perturber les pratiques diplomatiques des puissances européennes, qui n'entendent pas encore renoncer à leurs colonies. Un autre élément, bien moins visible, mérite aussi attention : l'entrée en guerre favorise l'apparition des militaires dans l'appareil politique américain, formant l'embryon d'un complexe militaro-industriel, qui ne cessera de se développer. Grace au dollar, les américains encouragent les entreprises à investir massivement à l'étranger : sur le Vieux Continent, elles diversifient leurs activités et dominent certains secteurs d'activités; en Asie, elles s'implantent en Chine sans contrainte et nouent des partenaires avec le gouvernement japonais; en Amérique Latine, elle dirige directement la politique financière des principaux pays; au Moyen-Orient, elle ouvre des zones d'explorations pétrolières, jalousement gardées par Londres et Paris. En 1929, les Etats-Unis assurent 40%  de la production industrielle mondiale et détiennent" 50% des réserves mondiales d'or." A la différence de l'aprés-Premiére Guerre mondiale, les américains deviennent, tout de suite, " le premier citoyen" de cet ordre, exerçant un fort leadership en défendant leurs alliés, en assurant la stabilité économique et en promouvant les valeurs du ( monde libre ) par opposition au bloc communiste. C'est dans le domaine de la sécurité que le changement de pied des États-Unis est le plus visible avec la création d'un réseau d'alliances sur quatre continents : Le traité de Rio avec vingt pays d'Amérique du Sud ( 1947); le traité de l'Atlantique nord ( 1949); les traités avec le Japon, les Philippines, l'Australie, la Nouvelle-Zélande ( 1951) et le Corée du Sud ( 1953); le traité de l'Asie du Sud-Est ( 1954) et le traité de défense mutuelle avec Taïwan ( 1954). A cela s'ajoute, un partenariat avec l'Arabie Saoudite qui autorise l'accès aux ressources pétrolières contre une garantie de sécurité accordée a la monarchie. Parallèlement, les États-Unis entretiennent des liens solides avec Israël en lui apportant aussi des garanties de sécurité dans le cadre d'une coopération approfondie, depuis ca création par le président Harry S. Truman et Staline. Enfin, le déclin de l'empire américain dans un monde multipolaire, les États-Unis sont soumis à plusieurs gluaux : une désindustrialisation liée à la mondialisation, une violente accentuation des inégalités sociales, une forte dépendance aux capitaux étrangers, un niveau élevé d'endettement, une montée en puissance de la Chine et une érosion du système du dollar. Les chiffres ne manquent pas pour illustrer la vigueur économique des États-Unis dont le RNB " revenu national brut" s'élevait à 18 968 milliards de dollars en 2016 et à 58 700 dollars par habitant. Avec une population de 326 millions d'habitants, Il considèrent que leur conception du droit, en raison de ses principes fondateurs comme de la réalité des affaires, a une valeur supérieure aux législations nationales et au "droit international". Autre point primordial, l'utilisation délibérée de certains pans extraterritoriaux de leur législation justifie une forte mobilisation des services secrets à travers le monde avec  la complexité directe du Mossad Israélien.  

  


En revanche, Trump affiche une prédation planétaire afin d'échapper au scandale d'Epstein qui le range et qui le pousse vers une fuite en avant. Enfin, si Trump continue d'exercer cette prédation à travers le monde, soit le pays  s'embrasse de l'intérieur, soit ont va tout droit vers une troisième guerre mondiale. 



MOHAMMED CHERIF BOUHOUYA 

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