mardi 27 octobre 2026

 GÉOPOLITIQUE DE L'AFRIQUE DE L'OUEST /ANAPHORE DE LA POUDRIÈRE SAHÉLIENNE 


Les États de l'Afrique de l'Ouest " Mali, Nigeria, Burkina Faso" sont livrés depuis des années à l'accroissement de l'insécurité politique, dans des contextes économiques abscons. Les conflits se multiplient, toutefois, au-delà des facteurs idéologiques, ce regain de violence est alimenté par certains pays comme " la Russie, la Turquie, les États-Unis, les Émirats Arabe Unies, la Chine, le Maroc, et l'Arabie Saoudite. 


Affleurement des groupes djihadistes affiliés à l'État islamique au Sahel ( EIS ) ou au groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans ( GSIM ), lié à Al-Qaida, notamment dans la région de la triple frontière " Mali, Niger, Burkina Faso, a transformé l'Afrique de l'Ouest en vaste zone de conflit armés, idéologiques et religieux. Entre 2014 à 2022, lors de l'intervention de l'opération " Barkhane" menée par la France, a en partie contribué à transformer la représentation de cette région en foyer du terrorisme international. En mars 2026, une centaine de djihadistes ont été libérés par les la junte malienne, qui ont ainsi cédés au Groupe de soutien à l'Islam et aux musulman "GSIM" afin de mettre un terme à un blocage des transports de carburant. Un mois plus tard, ce mouvement lié à Al-Qaida lançait une attaque contre Bamako et renforçait le blocus, mettant en exergue son importance dans l'ensemble du " Sahel", où il n'est pas le seul acteur rattaché à l'Islam radical, alors que les régimes dictatoriaux caillebottaient. Depuis 2017, le  "GSIM" n'a jamais cessé d'étendre son influence jusqu'à devenir un protagoniste incontournable de la géopolitique ouest- africaine. 

AUTORITARISME ET REVENDICATIONS DJIHADISTES


L'ambition du GSIM à sa création, était de réunir les différents factions djihadistes sahéliennes  sous un unique écusson, celle d'Al-Qaida, à qui il a fait allégeance,  afin de combattre la coalition internationale déployé au Mali et chapeauté par le France. Le mouvement se place ainsi comme l'héritier direct des groupes djihadistes des années 2000 au Mali, lesquels ont pris le contrôle de plusieurs villes dans le nord du pays lors de l'insurrection de 2012, avant d'être délogés par les interventions françaises ( opération Serval ) en 2013-2014, "Barkhane" de 2014 à 2022. Si cette volonté d'unification a été une réussite, le GSIM  n'est pas parvenu à rallier une figure du djihad sahélien de la décennie 2010, (Adnan Abou Walid al 'Sahraoui ) " 1973-2021", qui avait fondé, en 2015, l'État islamique dans le Sahara , devenu l'État islamique au Sahel, ou ( EIS, en 2019). Le GSIM et L'EIS ont d'abord évolué de manière pacifique et parallèle  sur le terrain , collaborant parfois lors d'actions militaires et constituant une forme d'exception du djihadisme international, étant donné que les deux nébuleuses s'affrontent dans le reste du continent. Néanmoins, leurs méthodes différentes ont eu raison de cette alliance par défaut : L'EIS a toujours adopté une approche coercitive pour assoir son autorité sur le territoire qu'il dominés, notamment dans la région dites des " trois frontiéres"entre le Mali, le Niger et le  Burkina Faso. À l'inverse, le GSIM à développé des formes de gouvernances locales en apportant des services de bases " santé et justice en tête, se qui n'était pas le cas des juntes militaires. Dans des zones rurales déliassées par les juntes dictatoriaux, ces formes de gouvernances par le bas ont permis au GSNIM de se poser comme une alternative crédible aux généreux de la junte militaire et aux yeux des populations. Celle-ci se retrouvent empêtré dans la grande mésaise: n'ayant aucune possibilités de choix , elles sont prises pour chacun des belligérants lorsqu'elles sont soupçonnées de collaborer avec l'ennemi. La région du Sahel est ainsi l'épicentre mondial des morts liées au terrorisme, concentrent près de la moitié des 5583 victimes identifiées en 2025 par " l'institue de l'économie et la Paix". 

UNE POUDRIÈRE RÉGIONALE AUX TENTACULES PERFIDES 


Le GSIM n'a jamais cherché à s'emparer d'un État, optant un contrôle des terres rurales à des tentatives boursicoteurs de prise de pouvoir qui pourrait déclencher des réactions internationales décisifs. Reste que le groupe, d'abord concentré dans le nord du Mali, a essaimé dans le Sahel central ( Niger et Burkina Faso ), puis au-delà. Par ailleurs, les années 2000 ont été celles de l'extension vers le " golfe de Guinée". Les affrontements en Côte d'Ivoire, au Bénin et au Togo se sont intensifiés, tandis que certains pays ouest africains ( Sénégal, Mauritanie, Ghana ) sont utilisés comme des bases de repli ou de transit chapeautés par les Émirats Arabe Unies et la Russie,  notamment sur le plan logistique et militaire. Les nouveaux dirigeants ont privilégié une approche sécuritaire en s'attachant les services de paramilitaires russes ( Africa Corps ). Le Niger et le Burkina Faso, fortement touchés par les coups d'État durant les années 2022 et 2023, ont eux aussi choisis une collaboration avec la Russes, puis se sont rassemblés avec le Mali au sein de " l'Alliance des États du Sahel AES", une confédération qui s'est coupée des instances régionales et internationales et tente d'étendre ses liens avec les voisins. 

 

Les régimes militaires n'ont jamais reconnues le dialogue des groupes djihadistes, présenté par la communauté sahélienne comme une solution endogène adaptée à une guerre omniprésente. Néanmoins, la présence des pays étrangères dans le Sahel, instrumentalisent le conflit entre les différents groupes, milices, et régime en place afin de mettre la main sur les richesses que recèle cette région, comme l'or, les terres rares, le pétrole, le gaz, et autres. 

MOHAMMED CHERIF BOUHOUYA 


REPÈRES 


Autoritarisme et groupes radicaux en Afrique de l'Ouest

Présence djihadiste au Sahel et en Afrique de l'Ouest

Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans ( GSIM ), fusion notamment des fores d'Al-Qaida, au Maghreb islamique et d'Ansar Eddine. 

Alliance des États du Sahel " AES", en mars 2026, créé en septembre 2023 et soutenue par les milices de la Russie. 

Présence militaire étrangères en 2025, les Etats-Unis, les Émirats Arabes Unies, la Turquie, la Russie, l'Arabie Saoudite et la Chine.

Les pays les plus coudoyés sont : le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria, le Bénin, le Togo, la Centrafrique, Guinée Équatoriale, le Cameroun, le Ghana, la Gambie, Sierra Leone, le Sénégal, Guinée-Bissau, le Liberia et le Tchad. La Mauritanie, aucun attentat depuis 2011où le GSIM tente de s'implanter depuis la région de " Kayes". 

Tout un continent sous l'influence des puissances étrangères avec des dictateurs en place où les populations subissent un véritable génocide. Par ailleurs, les puissances étrangères ne s'impliquent pas ostentatoirement par des interventions militaires directement, mais ils envoient " des milices" comme la "SADAT" Turc où l'Africa Corps Russe, Daech, Al-Qaïda, des milices chiites, et des mercenaires.  








 
















 



 

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